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Vaux et son histoire...

Le territoire de Vaux semble avoir été occupé par l'Homme dès les temps préhistoriques. En effet, quelques vestiges, quelques objets de cette époque ont été découverts, ce qui tendrait à accréditer ce fait. Que recherchaient les hommes de la préhistoire pour s'établir en un lieu : de l'eau, de la nourriture et la sécurité. Le site de Vaux leur offrait tout cela. L'eau sourdait en abondance au « fond de la noue » et coulait en ruisselet jusqu'à la Moselle ; la forêt abritait suffisamment de gibier ; les collines, véritables promontoires d'observation permettaient de voir venir le danger. La Moselle qui n'avait pas encore modifié son cours (survenu vers 1614) coulait au pied des collines et constituait une protection naturelle contre d'éventuels assaillants. En l'an 821, un document rédigé en latin mentionne le village de Vallis (Vaux). Il s'agit d'une charte de Louis le Débonnaire (778-840) fils et successeur de Charlemagne, charte qui confirme la possession de Vaux à l'abbaye messine de « Sainte Glossinde » (bénédictines). Vaux est alors entré dans l'Histoire écrite.

L’église de Vaux a été inaugurée avec faste en 1547 après la construction du chœur et d'une partie du transept ; la nef centrale existait déjà mais non reliée au clocher qui était encore un donjon. Au cours des temps, le nom du village sera orthographié différemment : VALLIS, VAL, VALT, VALZ, VALS, VAZ, VAU, VAUL, VAUT, VAUS, VAULT, VAULX, WALZ et de triste mémoire WALS lors des deux dernières annexions allemandes. Il redeviendra VAUX dès la libération fin 1944.

Au moyen âge, le territoire de Vaux était très différent de l'actuel. Il était divisé en plusieurs bans dont certains s'étendaient sur le territoire des communes voisines d'aujourd'hui: ban de LATRE (VAUX, JUSSY), ban de SALIVAL (VAUX, ARS), HAUT BAN (VAUX, JUSSY, SAINTE-RUFFINE), ban de la REINE, ban BERNEQUIN, etc...

Après la révolution de 1789, des familles aisées puis de simples vignerons sont devenus propriétaires mais de plus petites parcelles. En 1806, vingt quatre propriétaires messins se partageaient les deux tiers du vignoble de VAUX soit 40 hectares sur les 62 qui étaient plantés en vigne. Cette activité s'est perpétuée presque jusqu'au milieu du 20ème siècle : puis le vignoble s'est éteint pour de multiples raisons. Un autodidacte de la viticulture entreprit en 1983 de relancer le vignoble et planta des cépages nobles sur quelques hectares. Actuellement son successeur poursuit et amplifie l'œuvre entreprise. Il vinifie sa récolte dans les locaux d'une ancienne fabrique de vins mousseux appelée le Château de Vaux. Cet établissement avait été créé par les allemands vers 1890 lors de la première annexion après la défaite de la France en 1870. Cette impulsion de l'autodidacte a fait des émules dans la région.

Au cours du 19ème et du 20ème siècle d'autres activités ont tenté de se développer à Vaux :
- une extraction de minerai de fer à ciel ouvert (1846) qui n'a duré que trois ans.
- une filature de laine, fabrique de drap puis ensuite de chapeaux de paille. Elle se situait à l'entrée de la partie ancienne du village à droite en montant. La force motrice de cette fabrique était assurée par un moulin à eau bâti sur le ruisseau. Une retenue d'eau et des vannes régulaient le débit. Ce moulin a été remplacé en 1821 par une machine à vapeur, la première installée en Moselle. Elle a d'ailleurs obtenu une distinction lors de l'exposition des produits de l'industrie à Metz en 1823.
- une scierie aurait fonctionné sur l'île de VAUX.
- une fabrique de ciment et d'éléments en terre cuite a été exploitée au lieu dit Sellière.

Avant 1940, de mémoire d'homme, il y avait trois cafés «Le Lion d'Or». « Au Bon Bouillon » et «la Croix d'Or» que les messins connaissaient bien pour s'y restaurer et s'y désaltérer au cours de leurs promenades pédestres à la campagne. Deux de ces cafés disposaient d'un jeu de quilles extérieur ce qui faisait le bonheur des hommes les samedis soirs et les dimanches. Un quatrième café ou plutôt une guinguette a ensuite ouvert ses portes «Le Chalet de Vaux » quelques années avant la guerre de 1939-1945. Un magnifique jardin avec tonnelles, une piste de danse et un podium pour orchestre de bal avaient été aménagés. Après la libération, le café a repris une partie de ces activités mais les installations d'origine ayant disparu, "la guinguette a fermé ses volets". Pendant quelques années le Chalet de Vaux a été transformé en école de formation des footballeurs du F.C. Metz. Récemment « le Chalet de Vaux » a repris une activité de restauration. Dans un passé plus lointain, il existait de nombreuses distilleries, des pressoirs, des petits ateliers de tonnellerie, des fours à pain. De rares vestiges de ces installations sont encore visibles. Seule la distillerie attenante à l'ancienne épicerie est encore en activité. Le propriétaire est autorisé à mettre ses installations à la disposition de qui souhaite distiller sa production de fruits.

Dans un autre domaine, Vaux disposait d'un hospice pour personnes âgées. Cet établissement a été créé en 1901 par la volonté de deux donatrices : Mesdames LORETTE et DUTREUX. La congrégation religieuse des sœurs de PELTRE en fut dépositaire et gestionnaire pendant près d'un siècle. Au moyen âge, pour renforcer sa sécurité, Vaux a édifié des portes d'enceinte aux entrées du village. Ces portes devaient interdire l'accès à tout intrus. Trois sont encore debout dont deux en bon état de conservation, les vantaux en moins bien évidemment. Durant la première annexion allemande, des ouvrages militaires valurent à Vaux « le privilège » de recevoir en 1914 la visite de l'Empereur d'Allemagne Guillaume II venu inspecter les travaux en cours et inaugurer la route de Guerre (actuelle route du Bois la Dame). Cette route permettait l'accès aux deux forts, MARIVAL et BOIS LA DAME. Lors de la deuxième annexion allemande, VAUX connaîtra l'expulsion massive de sa population vers le sud de la France. La germanisation du pays qui n'avait pas réussi entre 1870 et 1918 devait aboutir cette fois en dix ans, d'où la suppression de tout ce qui évoquait la France : germanisation du nom des villes et des villages (Vaux redevient Wals comme en 1915) du nom des rues et des enseignes de magasins. Interdiction pour les mosellans restés au pays de parler français, de porter le béret et la croix de Lorraine devenue le symbole de la France libre, etc.... En 1944, les fortifications ont été néfastes pour l'armée américaine qui a libéré notre région (armée du général PATTON). Les américains se sont heurtés à tous ces forts et ont subi de lourdes pertes pour s'emparer notamment du fort DRIANT voisin.

A la fin du 19ème siècle, la population de VAUX avait augmenté de façon sensible par suite du développement de l'industrialisation à ARS et de l'ouverture de la fabrique à Vaux. De 338 habitants en 1802 elle était passée à 600 en 1885 ce qui explique l'agrandissement de l'église, puis elle est retombée à 468 en 1969. Elle est actuellement de 902 habitants. Au cours de la période contemporaine, le village s'est surtout développé dans la partie basse, la vallée de la Moselle. Pour autant que la configuration du terrain le permette, la liaison s'établit entre la partie ancienne et la partie nouvelle. La partie ancienne a conservé son charme avec ses vieilles maisons dont certaines datent du 16ème siècle, ses rues tortueuses et ses ruelles en impasse. Plusieurs inscriptions philosophiques gravées dans la pierre subsistent encore sur les linteaux des portes d'entrée de plusieurs maisons. Elles suscitent toujours des interprétations très diverses.

En 2002, au cours du ravalement de la façade de sa maison sise rue Franche, un propriétaire à mis au jour un linteau de porte qui à l'origine devait être le tympan d'une église dite romane probablement l'ancienne église de Vaux. Cette découverte a fait l'objet d'un article paru dans « la Revue Lorraine Populaire ». L'auteur de cet article est un jeune homme issu d'une ancienne famille de Vaux. Son arrière grand-mère a été la première femme élue au Conseil Municipal : c'était en 1947. Le village aujourd'hui s'enorgueillit à juste titre de son église classée monument historique et d'une belle salle des fêtes. Des courts de tennis permettent aux sportifs de se mesurer. Une bibliothèque reprend du service. Des équipes de bénévoles, des associations, des clubs animent toutes ces installations mises à leur disposition. Malgré toutes les vicissitudes subies tout au long de son existence, VAUX reste un lieu où il fait bon vivre et le visiteur le quittera bien souvent en regrettant de ne pas y résider.